De la Géorgie à la Russie, de la Grèce à la Roumanie. Ou mille ans de sauts et soubresauts musicaux
Face à l'extraordinaire richesse et diversité de la tradition liturgique orthodoxe, le chœur Yaroslavl' choisit soigneusement son
répertoire en se fondant sur plusieurs critères :
- le caractère liturgique des chants : les mélodies sobres, mystiques, contemplatives sont préférées aux
chants d'opéra ou de grande virtuosité ;
- l'absence d'instruments : conformément à l'esprit orthodoxe qui considère que seule la voix humaine est digne de louer le Très-Haut, les chants avec orgue ou autres instruments ne sont pas retenus. Tous les chants proposés sont a cappella.
- la rareté ou la méconnaissance de certains chants : quantité de chants orthodoxes de grande beauté sont fort peu connus en Europe de l'Ouest, voire dans leurs pays respectifs (chants de monastères ou spécifiques à une région). D'où la nécessité de les faire découvrir sous nos latitudes.
- le calendrier liturgique de l'année : le choix de certains chants se fait selon leur contexte liturgique : chants de Carême, chants de Pâques, chants de la Nativité.
En outre, devant les innombrables cultures (Arménie, Serbie, Bulgarie, Liban, Syrie, Finlande, etc.) dans lesquelles le chant orthodoxe s'est coulé, le chœur Yaroslavl' se limite, pour l'instant, au patrimoine liturgique de quatre régions distinctes :
- la Grèce byzantine : chants monodiques du 6ème au 20ème siècle
- la Russie et l'Ukraine : chants znammeny du 11ème au 17ème siècle, demestvenny, strotchni, partessien, germano-pétersbourgeois… ; compositions de Tchaïkovski, Rachmaninov, Tchesnokov, Gontcharov, Troubatchov, etc.
- la Roumanie : chants monodiques et polyphoniques ; compositions de Lungu, Musicescu, etc.
- la Géorgie : polyphonies à trois voix